Aperçu Historique

Le département des Hautes-Pyrénées c'est surtout la Bigorre et l'étude de son histoire nous révèle le caractère dominant de cette province souvent convoitée par ses voisins la Gascogne, le Béarn, ou le Comté de Foix.

Pendant l'occupation romaine.

Crassus, lieutenant de César qui occupait les régions sud de la Garonne, avait apprécié le particularisme de ces provinces et il eut la sagesse de ne pas bousculer les habitants dans leurs coutumes.
La Bigorre conserva donc sa structure et fut incorporée comme telle dans la "Novenpopulanie" (aujourd'hui l'Aquitaine).

A l'époque féodale

Les douze Barons de Bigorre construisirent des châteaux forts et cherchèrent à limiter les tentatives d'expansion des vicomtes du Lavedan et du Marquisat de Baronnie. Les Abbayes s'installèrent et reçurent de nombreux dont, constituant ainsi de vaste domaines dont Escaladieu, saint Pé, Garaison, Sarancolin, saint savin, saint sever de rustan, sont les plus importants.
Le Comte Bernat II (1097) chargera quatre gentilshommes de rédiger une sorte de charte qui comprenait 43 articles, connus sous le nom de fors de Bigorre.
Les coutumes retransmises oralement de génération en génération devenaient ainsi une loi écrite qui concernait pour l'essentiel : le droit d'asile, les droits de propriété, les droits de chasse et de pêche, les impôts, la défense, les crimes de sang, viol ou vol, etc. Pétronille, la Comtesse aux cinq maris, hérita du Comté de Bigorre.
En 1239, elle établit un codicile qui fixe la composition des états de Bigorre, divisés en trois chambres :
Clergé, Evêques, Abbés, Templiers,
Noblesse, Barons, Vicomtes,
Tiers Etats, Conseils de villes et députés des vallées.

Ce comité de Bigorre, fort convoité et disputé, revint tout de même à un descendant de Pétronille : Jean de Grailly, Vicomte de Béarn et Comte de Foix.

La Guerre de Cent Ans

Pendant la Guerre de Cent Ans La Bigorre fut l'objet de luttes incessantes et de convoitises de la part des Ducs de Béarn et de Gascogne.
En 1443 fut installé le parlement de Toulouse, duquel dépendait le Comté. L'objectif de la maison de Foix etait de créer un état pyrénéen à partir de ses possessions de Foix, de Béarn et de Bigorre, le Comte Gaston IV épousa pour cela Eléonore, fille du roi de Navarre. Leur fille Catherine Phébus épousa Jean d'Albret et leur fils Henri fut le grand-père d'Henri IV qui hérita donc de cet état.
En 1607, édit du 18 juillet, Henri IV intégrait à la couronne de France son domaine personnel. Ainsi, Henri IV fut le dernier Comte de Bigorre qui devenait une province de France avec Tarbes pour capitale.
Les périodes qui suivirent furent marquées par la peste (1650) : L'administration du grand siècle des règnes de Louis XIII et Louis XIV : la révolte contre la gabelle et le règne des intendants qui furent peu populaires et rencontrèrent partout en Bigorre, des oppositions à leurs projets et leur administration.

Après la Révolution

Après la Révolution, une des premières décisions de la Constituante fut de supprimer les anciennes divisions de la France en provinces afin de créer les départements (83).
Bertrand Barère, avocat bigourdan et député aux états généraux, présida la commission de découpage administratif et avec Dupont, ils œuvrèrent pour que la Bigorre devienne un département avec Tarbes pour chef lieu.
Ils parvinrent à convaincre les députés des quatre vallées qui acceptèrent d'entrer dans le nouveau département.
Le département, 4.529 km², fut articulé en cinq districts :
Tarbes
Bagnères
De la Montagne (Argelès)
De Vic
De la Neste.

Son administration fut confiée à un directoire de huit membres.

Plus tard, sous Bonaparte...

Il fut créée une administration centrale (préfet, sous préfet). Le district de Vic fut joint à Tarbes, celui de la Neste à Bagnéres, pour constituer les trois circonscriptions que nous connaissons aujourd'hui : Tarbes, Argelés-Gazost et Bagnéres. La terreur fut sans effet en Bigorre et les Bigourdans opposèrent beaucoup de passivité aux prescriptions de l'Etat. Ils étaient par ailleurs peu favorables à la conscription. Le département n'obtint d'ailleurs rien du premier Empire et les réflexions de l'empereur lors d'un de ses passages à Tarbes sont assez dures pour la capitale de Bigorre : " Rue sans ville ", " Pont sans eau ", " Autel sans église ".
A la chute de l'Empire, c'est la grande époque des thermes et les stations seront fréquentées par les romantiques : Lamartine, Georges Sand, Victor Hugo.
Au 1er siècle, c'est la pleine utilisation du potentiel agricole, 92.000 ha contre 72.000 ha aujourd'hui ; les ressources sont maigres et ces faibles revenus sont complétés par l'artisanat : clouterie, vannerie, extraction de marbre, ardoise, forges... qui s'installe partout dans les vallées. Le pays connaît une forte émigration. Napoléon II viendra souvent en cure en Bigorre avec l'Impératrice et il fera beaucoup pour le département : routes, pont Napoléon (1861), hôpitaux, pare avalanches. Il fut toujours accueilli avec beaucoup de liesse par les Bigourdans.
Peu préoccupés par la guerre de 1870, les Bigourdans furent cependant consternés par la défaite et firent preuve d'une grande solidarité à l'égard des réfugiés et des blessés.
Lorsque la IIIe république s'installa, le département fut très marqué et influencé par les républicains. C'est l'époque de l'anticléricalisme, des luttes électorales, du chemin de fer, de l'école publique où les esprits sont mobilisés par les instituteurs. L'idée de revanche s'installe partout : on assiste à un développement marqué : expansion des écoles, du commerce, de l'arsenal et des thermes.

Le début du XXe siècle

C'est la belle époque. Le niveau de vie est bien meilleur. C'est une période de grande croissance. Tarbes est une grande ville de garnison avec trois régiments : un général, 12 colonels et 300 officiers.
Quand la Première Guerre Mondiale éclate, et contrairement à 1870, les Bigourdans sont motivés et ont un moral de vainqueur. Les civils, les femmes surtout, participent à l'effort de guerre en faisant fonctionner les usines à plein rendement (arsenal surtout). Ferdinand Foch, enfant du pays, maréchal de France, de Pologne et de Grande Bretagne, sera accueilli à Tarbes dans un véritable délire. Entre les deux guerres, Monsieur Jean Raoul Paul, ingénieur polytechnicien, conduira l'industrialisation du département, énergie électrique, constructions électromécaniques, matériel roulant, électrocéramique, et il installera les premières stations d'hiver (Barèges).
Précédé par la guerre d'Espagne pendant laquelle furent crées les Bataillons de Chasseurs Pyrénéens - gardes frontières - la Seconde Guerre Mondiale éclate. La défaite rapide des troupes française se concrétisent pour le département par 6.000 prisonniers et 40 à 60.000 réfugiés.
Là encore les Bigourdans firent preuve de beaucoup de civisme en accueillant le mieux possible les nombreux réfugiés. Dés l'appel du Général de Gaulle en 1940, des mouvements de résistance spontanés, puis de plus en plus organisés, feront des Hautes Pyrénées un bastion dont l'esprit survit toujours aujourd'hui. Ce sont d'abord les réseaux d'évasion vers l'Espagne, le renseignement puis, à partir de novembre 1942 après l'envahissement de la zone libre par les Allemands, les sabotages et la lutte armée.
Né de l'armée d'Armistice (18e Régiment d'Infanterie à Pau, 2e Régiment de Hussards à Tarbes) un Corps Franc des Pyrénées est crée sous l'impulsion du Commandant Pommies. Constitué de plusieurs bataillons, il participe à la libération de Tarbes, rejoint la 1re Armée et devient 49e Régiment d'Infanterie, finit la guerre sur le Danube. D'avril 1943 au 19 août 1944, date de la libération, quinze maquis furent activés (Mur, Guerilleros espagnols, FTPF, CFP).
Les épisodes les plus douloureux de cette période furent le 11 juin, les actions de représailles de la " Das Reich " répondant à l'occupation prématurée de Bagnéres et qui furent 62 victimes civiles innocentes et le 10 juillet, l'attaque du maquis de Payolle où 14 maquisards furent tués.
Dans les années 60, Tarbes change de visage et s'agrandit. Fidèle à sa vocation de département d'accueil, Les Hautes Pyrénées donneront asile à de très nombreux rapatriés d'Algérie. Le département vit aujourd'hui une nouvelle et difficile mutation. Pour être au rendez-vous européen, agriculture et industrie doivent évoluer : tourisme et thermalisme se développer.

De ce rappel historique,

il faut retenir :
l'importance de la Bigorre ;
l'esprit propre à chaque vallée,
la variété des régions naturelles qui engendre des activités très diverses : agriculture, industrie, tourisme,
la vocation de terre d'accueil des Hautes Pyrénées.

Le Département

Avec ses 4 464 m², le département des Hautes-Pyrénées est un petit département (20% inférieur à la moyenne française, 80 km/60 km.) Il est composé de trois zones naturelles :

Montagne (55% du territoire) Collines, Plateaux et Côteaux La Plaine

Les Figures Bigourdanes

De nombreux Hauts-Pyrénéens ont connu un destin singulier, se sont illustrés dans un domaine de la vie publique et leur témoigne de la richesse de leur action, de leur talent, de leur pensée.
Bertrand Barère, Créateur du département des Hautes-Pyrénées (1755-1841). Barère est l'homme politique des Hautes-Pyrénées le plus célébre,...

Les Randonnées

Le pic de Bastan 2715 m

par le lac de Gréziolles (versant nord).

Belle ascension de ce sommet bien visible et bien individualisé. On y découvre un vaste panorama qui se déroule du Vignemale au Posets. Les principaux sommets des Pyrénées sont visibles par temps clair. Ajoutez-y une multitude de lacs aux eaux claires qui vous charmeront sans aucun doute.

Histoires et Légendes

Ce qu'a fait le Mariole
Dans la vaste salle de la mairie, une belle toile de 3 m sur 2 représente Gaye-Mariole,...